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L’IA, alliée des jeunes diplômés chez BDO

À 27 ans, Nasser entre dans le monde du travail avec ses doutes, ses ambitions et un allié inattendu : l’intelligence artificielle. Dans un secteur exigeant, elle l’aide à apprendre plus vite et à trouver sa place.

À 27 ans, Nasser observe, analyse, hésite parfois, puis décide. Derrière son écran, dans les bureaux de BDO, il enchaîne les tableaux de chiffres et les analyses de risques. Fraîchement diplômé d’un master en gestion d’entreprise, il découvre un univers où chaque erreur peut compter.

©MaissaBensalem, Nasser, jeune consultant, découvre le monde du travail et s’appuie sur l’IA pour progresser rapidement.

Son intérêt pour l’intelligence artificielle ne date pas d’hier. Déjà étudiant, il s’en sert pour structurer ses travaux. « Au début, c’était surtout pour vérifier ce que je faisais », explique-t-il. Mais très vite, l’outil devient plus qu’une aide ponctuelle. Il devient un véritable soutien dans sa manière de réfléchir.

D’un naturel discret mais rigoureux, Nasser n’aime pas laisser place au hasard. Il préfère comprendre en profondeur avant d’agir. Aujourd’hui consultant en Risk Advisory, il décrit l’IA comme « un coach qui me suit toute la journée ».

Le véritable déclic survient lors de sa première mission. Un audit complexe, un client important et une pression qu’il n’avait encore jamais ressentie. « Je me suis vraiment demandé si j’allais y arriver », confie-t-il. Face à l’ampleur de la tâche, il s’appuie sur l’IA pour structurer son travail. Étape par étape, il avance, affine ses analyses et propose un rapport solide. Le retour de son manager, surpris par sa rapidité, marque un tournant dans sa confiance.

©MaissaBensalem, Lors de ses premières missions, Nasser fait face à des audits complexes et apprend à gagner en confiance.

Depuis, l’IA fait partie intégrante de son quotidien. « Elle m’aide à repérer les erreurs et à organiser mes idées », explique Nasser. En automatisant certaines tâches, elle lui permet surtout de se concentrer sur ce qu’il considère comme essentiel. Réfléchir, comprendre et échanger.

Comme le souligne le rapport du Conseil supérieur de l’emploi sur l’intelligence artificielle et le marché du travail en Belgique (février 2026), de plus en plus de jeunes diplômés s’appuient sur ces outils pour gagner en efficacité et en autonomie.

©pixabay, Comme le souligne le rapport du Conseil supérieur de l’emploi.

En dehors du bureau, Nasser reste animé par cette curiosité. Il teste régulièrement de nouveaux outils, parfois simplement pour voir jusqu’où ils peuvent aller. Une habitude héritée de ses années étudiantes, où il passait déjà du temps à expérimenter seul.

Mais malgré cet enthousiasme, il garde une certaine distance. « L’IA propose, mais c’est à moi de décider », insiste-t-il. Une manière de rappeler que le jugement humain reste central.

Au fil des missions, Nasser apprend à trouver sa propre méthode. Entre prudence et innovation, il construit peu à peu son identité professionnelle. Dans cet équilibre encore fragile, l’intelligence artificielle devient un véritable tremplin.