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Jeune danseuse à Bruxelles : la passion ne suffit pas

À Bruxelles, la danse est partout : sur scène, dans les studios, mais aussi dans la rue ou lors de festivals. Pourtant, pour les jeunes danseurs, se faire une place dans ce milieu n’est pas toujours facile. Rencontre avec Marie‑Jo, 21 ans, passionnée de danse afro et hip-hop.

©Marie-Jo « Je danse deux fois par semaine, surtout de l’afro et du hip-hop ».

« Je danse deux fois par semaine, surtout de l’afro et du hip-hop. C’est un moment où je peux vraiment me lâcher et oublier le stress des études. »

Pour Marie‑Jo, la danse n’est pas seulement un hobby. C’est une vraie passion qui fait partie de sa vie depuis plusieurs années. Même si elle est actuellement étudiante en communication, elle continue de pratiquer la danse régulièrement.

Elle suit ses cours à The Lab, à Bruxelles, où elle prend 2 heures de cours par semaine, soit 60 cours par an, pour un coût de 570 € par an ou 290 € par quadrimestre.

« C’est un peu cher, surtout quand tu ajoutes les workshops et les déplacements, mais je trouve que ça vaut vraiment le coup », explique-t-elle.

Entre les cours et les entraînements, l’organisation n’est pas toujours simple. Mais pour Marie‑Jo, c’est un équilibre important :

« La danse me permet de me sentir libre. Même si je ne veux pas forcément en faire mon métier, ça reste une grande partie de qui je suis. »

Une passion qui fait partie du quotidien

Bruxelles est une ville très active sur le plan artistique, et la danse y occupe une place importante.

« J’adore assister aux spectacles et ateliers qui se passent chaque année à Bruxelles. Les festivals permettent de voir plein de styles et de rencontrer d’autres danseurs, ça m’inspire beaucoup », explique Marie‑Jo.

Elle participe aussi à des cours et spectacles organisés par différents lieux culturels de la ville, qui soutiennent la création des jeunes danseurs.

« C’est super de voir que certains endroits aident vraiment ceux qui veulent progresser », confie-t-elle.

Pour Marie‑Jo, cette présence artistique est motivante :

« Je trouve que Bruxelles est une ville où la danse est assez visible. On peut voir beaucoup de styles différents, et ça donne envie de progresser. »

©Marie-Jo « Je trouve que Bruxelles est une ville où la danse est assez visible. On peut voir beaucoup de styles différents, et ça donne envie de progresser. »

Se faire remarquer : le vrai défi des jeunes danseurs

Malgré cette dynamique culturelle, se faire connaître reste un défi pour beaucoup de jeunes danseurs. Les opportunités existent, mais elles sont parfois limitées, surtout pour ceux qui ne sont pas encore professionnels.

Marie‑Jo explique que la reconnaissance peut prendre du temps : « Il y a beaucoup de talents, mais aussi beaucoup de concurrence. Quand on débute, ce n’est pas facile de se faire remarquer. »

Elle ajoute que les réseaux sociaux sont utiles, mais ne remplacent pas l’expérience de la scène : « Poster des vidéos peut aider, mais rien ne remplace les spectacles ou les battles pour vraiment montrer ce qu’on sait faire. »

Et même si le chemin est difficile, des aides existent : « Il y a aussi des programmes qui aident les jeunes danseurs à financer leurs cours ou à participer à des projets. Ça peut vraiment faire la différence quand tu veux progresser », précise-t-elle.


Continuer à danser malgré tout

Même si elle ne sait pas encore si la danse fera partie de son avenir professionnel, Marie‑Jo est certaine d’une chose : elle continuera à danser.

©Marie-Jo« La danse, c’est quelque chose qui restera toujours dans ma vie« 

« La danse, c’est quelque chose qui restera toujours dans ma vie. Même si c’est juste à côté de mon travail plus tard — parce que c’est une question de passion, de persévérance et de plaisir. »