{"id":2641,"date":"2025-03-24T14:58:21","date_gmt":"2025-03-24T14:58:21","guid":{"rendered":"https:\/\/ecjo2.commu.isfsc.be\/?p=2641"},"modified":"2025-03-24T20:51:50","modified_gmt":"2025-03-24T20:51:50","slug":"__trashed-18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecjo2.commu.isfsc.be\/index.php\/2025\/03\/24\/__trashed-18\/","title":{"rendered":"\u00c0 22 ANS, SURVIVRE SOUS LES BOMBES \u00c0 BUKAVU"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 22 ans, Nathalie Ngolo Kitoto r\u00eavait d\u2019un avenir paisible \u00e0 Bukavu. \u00c9tudiante en sciences \u00e9conomiques, elle voulait ouvrir son propre commerce. Mais la guerre en a d\u00e9cid\u00e9 autrement. Aujourd\u2019hui, elle survit au jour le jour, au milieu des explosions et de la peur. Voici son histoire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nathalie a grandi \u00e0 Bukavu, une ville vibrante du Sud-Kivu, connue pour son march\u00e9 anim\u00e9 et son lac majestueux. Avant l\u2019arriv\u00e9e des rebelles du M23, elle menait une vie simple mais heureuse, partageant son temps entre ses \u00e9tudes, sa famille et ses amis. \u00ab J\u2019aimais passer mes apr\u00e8s-midis au bord du lac Kivu, en r\u00eavant de l\u2019avenir \u00bb, raconte-t-elle. Mais depuis l\u2019offensive du M23, ce r\u00eave s\u2019est transform\u00e9 en cauchemar.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 14 f\u00e9vrier 2025, tout a bascul\u00e9. Des tirs nourris ont \u00e9clat\u00e9 \u00e0 l\u2019aube. Les soldats congolais se retiraient,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.bbc.com\/afrique\/articles\/cly7552qlqeo\">laissant la ville aux mains des rebelles<\/a>. <em>\u00ab J\u2019\u00e9tais dans ma chambre quand j\u2019ai entendu des cris dehors. J\u2019ai regard\u00e9 par la fen\u00eatre et j\u2019ai vu des hommes arm\u00e9s courir dans les rues \u00bb<\/em>, se souvient-elle. <em>\u00ab J\u2019ai eu peur, mais je ne savais pas encore que ce serait le d\u00e9but d\u2019un long enfer. \u00bb<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le quotidien sous l\u2019occupation du M23<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.doctorswithoutborders.org\/latest\/dr-congo-msf-adapts-response-violence-spreads-south-kivu\">Depuis que Bukavu est tomb\u00e9e aux mains du M23<\/a>, la vie est devenue une lutte pour la survie. Les magasins sont pill\u00e9s, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et l\u2019eau coup\u00e9es par intermittence, et sortir dans la rue peut \u00eatre mortel. Nathalie vit terr\u00e9e chez elle avec toute sa famille. <em>\u00ab Nous rationnons la nourriture. Il nous reste quelques sacs de riz, mais apr\u00e8s, on va manger quoi ? \u00bb<\/em> se demande-t-elle. La peur est constante.<em> \u00ab On entend des coups de feu, presque chaque nuit. On ne sait jamais si ce sera notre tour d\u2019\u00eatre touch\u00e9s. \u00bb&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans son quartier, les voisins s\u2019organisent comme ils peuvent. Un groupe de jeunes hommes fait des rondes la nuit pour signaler d\u2019\u00e9ventuelles attaques. Les \u00e9glises et mosqu\u00e9es se sont transform\u00e9es en refuges pour les familles qui ont tout perdu. Mais cela ne suffit pas. <em>\u00ab Les humanitaires ne peuvent plus entrer dans la ville, les routes sont coup\u00e9es \u00bb<\/em>, explique Nathalie. Les rares aides envoy\u00e9es sont souvent d\u00e9tourn\u00e9es par les combattants. <em>\u00ab On a l\u2019impression que personne ne nous entend. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Fuir ou rester&nbsp;: Un dilemme impossible<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme beaucoup d\u2019autres, Nathalie a envisag\u00e9 de fuir. <em>\u00ab J\u2019ai une amie qui a r\u00e9ussi \u00e0 partir au Burundi, mais elle a tout laiss\u00e9 derri\u00e8re elle. Moi, je ne peux pas abandonner ma m\u00e8re. \u00bb<\/em> Sa m\u00e8re, souffrante, n\u2019a pas la force d\u2019entreprendre le dangereux p\u00e9riple vers la fronti\u00e8re. <em>\u00ab Chaque jour, je me demande si c\u2019est le bon moment pour partir. Mais o\u00f9 irions-nous ? Comment survivre l\u00e0-bas ? \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les t\u00e9moignages des r\u00e9fugi\u00e9s arriv\u00e9s au Burundi ou en Tanzanie sont alarmants. Les camps sont surpeupl\u00e9s, les ressources insuffisantes.&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/world\/2025\/feb\/18\/un-accuses-rwanda-backed-militia-of-killing-children-in-eastern-drc\">Certains sont refoul\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re et forc\u00e9s de revenir en RDC malgr\u00e9 les risques<\/a>. <em>\u00ab Fuir, ce n\u2019est pas une garantie de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb<\/em>, soupire Nathalie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un avenir en suspens<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant la guerre, Nathalie r\u00eavait d\u2019ouvrir sa propre boutique. Aujourd\u2019hui, son seul objectif est de survivre. Ses \u00e9tudes sont interrompues, ses amis sont dispers\u00e9s, certains ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. <em>\u00ab J\u2019avais des projets. J\u2019avais une vie \u00bb<\/em>, dit-elle, la voix tremblante. <em>\u00ab Maintenant, je ne sais pas si je verrai demain. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 tout, elle garde une lueur d\u2019espoir. <em>\u00ab Peut-\u00eatre que la paix reviendra. Peut-\u00eatre que je pourrai reprendre mes \u00e9tudes. \u00bb<\/em> Mais elle sait aussi que rien ne sera plus comme avant. <em>\u00ab Ce que nous vivons aujourd\u2019hui, personne ne pourra l\u2019effacer. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La communaut\u00e9 internationale condamne l\u2019offensive du M23, mais les actions concr\u00e8tes tardent \u00e0 venir. Pendant ce temps, Nathalie et des milliers d\u2019autres jeunes congolais continuent de vivre sous les bombes, dans l\u2019ombre d\u2019un avenir incertain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>\u00ab Je ne veux pas que ma jeunesse se r\u00e9sume \u00e0 la peur \u00bb, conclut-elle.&nbsp;\u00ab Je veux vivre. \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div class=\"mzb-section mzb-section-21cea827\"><div class=\"mzb-container\"><div class=\"mzb-section-inner\"><\/div><\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"mzb-section mzb-section-e5ff913d\"><div class=\"mzb-container\"><div class=\"mzb-section-inner\"><\/div><\/div><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"mzb-image mzb-image-56a32308\"><img class=\"hover-effect-static filter-none mask mask-none\" alt=\"\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 22 ans, Nathalie Ngolo Kitoto r\u00eavait d\u2019un avenir paisible \u00e0 Bukavu. \u00c9tudiante en sciences 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