Économie

Vivre seule pendant ses études : le budget serré de Cassandra

Installée seule à Bruxelles depuis deux ans pour ses études, Cassandra doit apprendre à gérer un budget limité. Entre son loyer, ses courses et son travail étudiant, elle adapte progressivement ses habitudes pour maintenir un équilibre financier au quotidien.

Installée seule à Bruxelles depuis deux ans, Cassandra doit adapter son budget au quotidien entre ses études et son travail.
©M’RABET Aya

Dans la file d’un supermarché à Bruxelles, Cassandra regarde le total s’afficher sur la caisse. 45 euros pour quelques produits : des pâtes, des œufs, du lait, des légumes et du café. « Avant, je ne faisais pas autant attention aux prix », reconnaît l’étudiante de 24 ans. Depuis qu’elle vit seule, chaque dépense compte.

Un budget à organiser seule

Étudiante en marketing, Cassandra vit seule à Bruxelles depuis deux ans. Elle habite dans un petit studio près du centre-ville. Son loyer s’élève à environ 590 euros par mois, sans compter certaines charges. Pour pouvoir payer une partie de ses dépenses, elle travaille comme serveuse dans un restaurant italien quatre soirs par semaine. « Je finis parfois tard, mais je n’ai pas vraiment le choix », explique-t-elle. Grâce à ce travail, elle gagne environ 850 euros par mois. Ses parents l’aident encore à compléter le paiement de son logement. Mais une fois les charges payées, il reste peu pour le reste du mois.

L’argent part vite

Entre les courses, les transports et les dépenses du quotidien, Cassandra estime dépenser environ 70 euros par semaine pour l’alimentation. Elle fait donc plus attention qu’avant lorsqu’elle fait ses courses. « Je compare souvent les prix ou je prends les produits les moins chers », explique-t-elle. Un soir après les cours, elle se rend au supermarché avant de rentrer chez elle. Arrivée à la caisse, elle remarque que le total dépasse 40 euros. Elle retire alors certains produits de son panier pour rester dans son budget. « J’ai dû laisser un dessert et du fromage », raconte-t-elle.

Un petit geste. Mais révélateur.

Une réalité différente d’avant

Avant de venir étudier à Bruxelles, Cassandra vivait chez ses parents. Elle recevait environ 60 euros d’argent de poche par mois, principalement pour ses sorties et quelques achats personnels. « Je ne pensais pas vraiment aux dépenses importantes à ce moment-là », se souvient-elle. Aujourd’hui, elle doit organiser seule son budget entre le loyer, les courses et les transports. Avant de quitter le supermarché, elle regarde une dernière fois son compte sur son téléphone. Il lui reste 65 euros pour terminer la semaine.

Pas beaucoup. Mais suffisant, espère-t-elle, pour tenir jusqu’à son prochain service au restaurant.

M’RABET Aya